Rebus Puzzles; A Second L👀k at Visual Riddles

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by Jacquelyn Sundberg, Outreach and Special Projects, ROAAr, McGill Library

Curiosity, As the 🌲🌲 t of all evils, 🐝ware oh  👩, 

Of [temptation] the be🧙‍♀️ing  ch💪 Of curio🏢🏙️🌉🌇;

Set 4 rebus cards. 1780. Rare Books and Special Collections, Sheila R. Bourke Collection

Look twice and then look again! Rebuses are 👀-catching visual puzzles. A pair of evergreen trees becomes ‘firs-t’; that curious broom-like object is in fact an aul, and the bee begins the word beware. Like riddles in all their forms, rebus puzzles are rife with double meaning, with images or numbers replacing entire words or syllable sounds.

The rebus has a history in heraldic seals in 17th century England, with images in coats of arms hinting at the name of the bearer.[1] Today, rebus puzzles are more common as plays on words, with the visual arrangement of the clues crucial to the puzzle itself. Two rebus-based television gameshows in the 1950s-70s, NBC’s long-running Concentration and ABC’s short-lived response: The Rebus Game, also made the puzzles better known.

Some simple rebus puzzles use the visual arrangement of letters and numbers on the page. For instance:

b over e

The solution is Bone; B is literally on E.[2] Others, like the Curiosity rebus above, are more complex, using hieroglyphs or small images to replace words or syllables. In the 19th century, greeting cards surged in popularity. Thanks to cheaper mass printing techniques and an improved postal system, cards became more widely available. Hieroglyphics too had caught the public imagination after the discovery of the Rosetta stone in 1799 led to the deciphering of hieroglyphs in the 1820s. These two trends meant that greeting cards and poems encoded as rebuses or Hieroglyphic cards grew in popularity for all ages.

The two sets of rebus cards on display in the exhibit Food for Thought: Riddles and Riddling Ways date from the late 18th century, near the beginning of both of those trends. Also called hieroglyphic cards, the sets are two editions of the same cards illustrating the perils and values of core virtues – Reputation, Curiosity, Religion, Education and more. Both sets of cards encode these virtues as rebuses, disguising a moral lesson in a puzzling package. In this exhibition, playfully packaged moral lessons earned them a place on display in the case entitled “Wit and whetstone.”

Both sets of cards are hand coloured with the later edition (above right) printed on higher quality laid paper with a visible grain. The 1780 set (above left) is more yellowed, indicating cheaper paper with higher lignin content.

Right: Hieroglyphic cards for children. (Set of 10) [1791]. Rare Books and Special Collections, Children’s Collection
Left: Set 4 rebus cards. 1780. Rare Books and Special Collections, Sheila R. Bourke Collection
 

One set dates from around [1780] – a part of the Sheila Bourke Collection of children’s Books. The second set of 10 cards were printed in October of 1791 by John Wallis in Ludgate Street, London. Wallis was a printer and publisher of satires, maps, and playing cards. He operated from the 1780s through at least 1814. The typesetting, layout, and images are identical in both sets, and it is very likely that the 1780 edition came from his print shop as well.

Take a second look for yourself: The exhibition Food for Thought; Riddles and Riddling Ways is on display in the McLennan Library Building through the month of June. See opening hours here.

You can explore digital components of the exhibition on the Riddle Project’s Website.


[1] Pg 84. Tony Augarde, The Oxford Guide to Word Games (Oxford: Oxford UP, 1984)

[2] Pg. 85-6, Tony Augarde, The Oxford Guide to Word Games (Oxford: Oxford UP, 1984)


Rébus : Second 👀 sur les énigmes visuelles

Par Jacquelyn Sundberg, Liaisons et projets spéciaux, ROAAr, Bibliothèque McGill

Curiosity, As the 🌲🌲 t of all evils, 🐝ware oh  👩, 

Of temptation the be🧙‍♀️ing  ch💪 Of curio🏢🏙️🌉🌇;

Traduction Libre: La curiosité est le premier des maux, méfiez-vous de son ensorcellement.

Jeu de 4 cartes-rébus. 1780. Livres rares et collections spécialisées, collection Sheila R. Bourke

Regardez bien et deux fois plutôt qu’une! Les rébus sont des énigmes visuelles 👀 invitantes. Un duo d’arbres sempervirents devient « firs-t »; cet objet curieux à l’apparence d’un balai est en réalité un « all », et l’abeille commence le mot « beware ». À l’instar de toutes les énigmes, les rébus fourmillent de doubles sens où images ou chiffres remplacent des syllabes ou des mots complets.

On retrouve des rébus dans les blasons anglais du XVIIe siècle dont les armoiries ornées d’images indiquent le nom de leur porteur[1]. De nos jours, les rébus constituent souvent un jeu de mots accompagné d’une représentation visuelle des indices essentiels à leur résolution. Des années 1950 aux années 1970, deux jeux télévisés populaires étaient fondés sur des rébus, soit Concentration, qu’a longtemps diffusé la NBC, et la brève réplique de la chaîne ABC, The Rebus Game, ont également contribué à mieux faire connaître ces énigmes.

Certaines énigmes simples font appel à une disposition visuelle de lettres et de chiffres sur la page, par exemple :

b over e

Ici, la solution est Bone (os); en effet, le B surplombe littéralement le E2 pour former « B on E ».D’autres, comme celui-ci dessus qui porte sur la curiosité, sont plus complexes et reproduisent des hiéroglyphes ou de petites images en substitut de mots ou de syllabes. Au XIXe siècle, les cartes de vœux bondissent en popularité en raison de la baisse du coût des techniques d’impression de masse et de l’amélioration du système postal. La découverte de la pierre de Rosette, en 1799, capte l’attention du public et mène au déchiffrage des hiéroglyphes dans les années 1820. Ces deux tendances font croître en popularité les cartes de vœux et de poèmes sous forme de rébus ou de reproductions d’hiéroglyphes tant chez les plus jeunes que chez leurs aînés.

Les deux jeux de cartes de rébus exposés dans l’exposition Food for Thought: Riddles and Riddling Ways remontent à la fin du XVIIe siècle, soit presque à la naissance de ces deux tendances. Ces jeux, qu’on appelle également « cartes hiéroglyphiques » sont les deux éditions des mêmes cartes qui illustrent les périls et les valeurs des vertus essentielles : réputation, curiosité, religion, études et autres. Ces vertus y sont présentées sous forme de rébus pour dissimuler une leçon de morale en un ensemble qui laisse perplexe. Dans cette exposition, les leçons de morale sous forme de jeux leur ont valu une place dans le présentoir intitulé Wit and whetstone (astuces et ingéniosité).


Ces deux jeux de cartes sont colorés à la main; la dernière édition (à droite, ci-dessus) est imprimée sur un papier de grande qualité au grain visible. Le jeu de 1780 (à gauche, ci-dessus) est plus jauni, ce qui donne à croire que le papier utilisé était moins cher et qu’il contient davantage de lignine que l’autre.
Droite : Cartes hiéroglyphiques pour enfants. (Jeu de 10 cartes) [1791]. Livres rares et collections spécialisées, Collection pour enfants
Gauche : Jeu de 4 cartes-rébus. 1780. Livres rares et collections spécialisées, collection Sheila R. Bourke

 

Issu de la collection de livres pour enfants Sheila Bourke, le premier jeu remonte à environ 1780. L’impression du second jeu de 10 cartes, en octobre 1791, est attribuée à John Wallis, de la rue Ludgate, à Londres qui imprime et publie satires, cartes géographiques et cartes de jeu. Son travail s’étale des années 1780 jusqu’à au moins 1814. La composition, la disposition est les images des deux jeux sont identiques, et il est très probable que l’édition de 1780 provient du même atelier.

Jetez-y un second regard : l’exposition Food for Thought; Riddles and Riddling Ways est installé jusqu’à la fin de juin dans le hall du rez-de-chaussée de la bibliothèque McLennan. Ou encore, vous pouvez explorer les reproductions numériques de l’exposition dans le site Web du projet Riddle (énigme)


[1] Pg 84. Tony Augarde, The Oxford Guide to Word Games (Oxford: Oxford UP, 1984)

[2] Pg 84. Tony Augarde, The Oxford Guide to Word Games (Oxford: Oxford UP, 1984)

1 Comment on “Rebus Puzzles; A Second L👀k at Visual Riddles

  1. This is so cool! I did not know the history of rebus – I only know if from doing crosswords for many years. A rebus in a crossword is anything that gets entered in a square that’s not a single letter of the alphabet. Usually this means it’s multiple letters like BAR for example to spell words like CABARET or EMBARGO using only 5 squares in the puzzle. Sometimes, but rarely, it will be a symbol. Great post.

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